Dans le secteur sanitaire et médico-social, les fêtes ne signifient pas pause ou ralentissement.
Les besoins d’accompagnement restent constants, parfois même renforcés. La période des fêtes est loin d’être une période de fête et de relachement pour certains.
Pour les professionnels, cette période a des particularités bien spécifiques, souvent méconnues.
Une charge émotionnelle amplifiée
Les fêtes peuvent raviver chez les personnes accompagnées :
- le sentiment de solitude,
- l’absence de proches,
- les souvenirs douloureux,
- les angoisses liées à la maladie ou à la dépendance.
Les professionnels se retrouvent alors à gérer non seulement les besoins matériels, mais aussi une dimension émotionnelle plus intense, nécessitant écoute, présence et bienveillance.
Des contraintes organisationnelles renforcées
Cette période est aussi marquée par :
- des plannings parfois tendus,
- des effectifs réduits,
- des remplacements difficiles à assurer,
- une continuité de service indispensable.
Les professionnels doivent maintenir un haut niveau d’exigence, malgré la fatigue accumulée en fin d’année.
L’équilibre personnel mis à l’épreuve
Travailler pendant les fêtes peut créer un décalage avec la vie personnelle :
- absence lors de moments familiaux,
- difficulté à se reposer,
- sentiment de devoir choisir entre engagement professionnel et sphère privée.
Ce déséquilibre peut générer frustration, culpabilité ou épuisement si rien n’est anticipé.
Anticiper et accompagner ces spécificités
Pour mieux vivre cette période, plusieurs leviers existent :
- une organisation claire et anticipée,
- un soutien des équipes et de l’encadrement,
- des espaces de parole pour exprimer les difficultés,
- une formation adaptée à la gestion des situations émotionnellement complexes.
Les centres de formation ont ici un rôle important pour préparer les futurs professionnels à ces réalités du terrain.
En conclusion
Les fêtes dans le médico-social ne sont pas une parenthèse ordinaire.
Chez Umeg, elles nous rappellent plus que jamais combien ces métiers sont essentiels, humains et exigeants… mais surtout indispensables.
Reconnaître les spécificités de cette période, c’est mieux accompagner celles et ceux qui assurent la continuité du lien, même quand tout s’arrête autour.

