Maladie de Parkinson : comment s’adapter en tant que soignant ?

Plus de 200 000 personnes sont touchées par la maladie de Parkinson en France, selon l’association France Parkinson. Beaucoup vivent chez elles, accompagnées par un aidant familial ou un professionnel du domicile. Or cette maladie neurodégénérative impose un rythme différent — et l’adaptation ne va pas de soi la première fois qu’on y est confronté.

Pourquoi il faut changer de rythme, pas seulement de gestes

La maladie de Parkinson ralentit les mouvements (bradykinésie), provoque des tremblements et peut affecter la parole. Face à cela, France Parkinson insiste sur un principe simple mais souvent négligé : bannir la double tâche. Demander à la personne de manger tout en suivant une conversation, ou de se lever en répondant à une question, multiplie le risque de blocage ou de chute. Mieux vaut la laisser se concentrer sur une seule action à la fois.

Trois réflexes concrets au quotidien

Voici les trois réflexes concrets que vous pouvez suivre au quotidien en tant que soignant ou soignante pour (mieux) accompagner le Parkinson :

Anticiper plutôt que réagir. Programmer les rendez-vous, les prises de médicament et le déroulé de la journée réduit le stress. Ainsi, cela permet de ne pas aggraver les symptômes moteurs. En effet, imprévu de dernière minute a un impact disproportionné chez une personne parkinsonienne.

Simplifier sans infantiliser. Faciliter les gestes du quotidien (vêtements simples à enfiler, repas faciles à préparer) n’est pas une privation d’autonomie : c’est une manière de préserver l’énergie de la personne pour ce qui compte vraiment pour elle.

Adapter la communication, pas la remplacer. Face à des troubles de la parole, laisser le temps à la personne de finir sa phrase, éviter de la couper ou de terminer les mots à sa place, et privilégier des questions fermées quand la fatigue s’installe… Ce sont des ajustements, pas un changement de posture professionnelle.

Ce que cela implique pour le professionnel du domicile

France Parkinson le souligne dans ses travaux récents sur le maintien à domicile : toute aide à domicile intervenant auprès d’une personne parkinsonienne gagne à être formée pour comprendre les fluctuations de la maladie (un même geste peut être possible le matin et impossible l’après-midi). Ainsi, il peut adapter son intervention en conséquence, plutôt que d’appliquer un protocole figé.

C’est une des raisons pour lesquelles la formation ADVF d’Umeg consacre une partie de son programme aux pathologies liées au vieillissement et à l’accompagnement de la dépendance — voir notre module court Prise en charge de la dépendance, qui traite justement du repérage de la perte d’autonomie et des mécanismes du vieillissement.

Pour aller plus loin sur l’observation des signes qui alertent chez une personne âgée, notre article Les 3 signes de dénutrition chez la personne âgée que vous ne voyez peut-être pas applique la même logique d’observation.

Source : France Parkinson — Vivre à un nouveau rythme, fiche pratique pour les aidants.

Vous accompagnez déjà ou souhaitez vous former à ces situations ? Découvrez la formation ADVF d’Umeg ou contactez-nous au 01 79 84 16 94.

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